Enlever les couches

Bouger – Apprivoiser la peur et la douleur à l’aide du toucher, du mouvement et de la respiration

Avoir peur de la douleur et en être paralysé ou avoir peur de la douleur
et oser bouger avec ?
Un choc, quelque soit sa provenance, provoque automatiquement une crispation dans le corps au moment de son impact. Le but de cette crispation étant de se protéger de la douleur du choc et de la peur qui l’accompagne.

A travers différentes techniques de toucher et de la respiration, nous apprenons à repérer cette crispation dans nos muscles, pour pouvoir la relâcher.

Un muscle qui reste sous tension est l’équivalent d’un barrage qui empêche une rivière de poursuivre son cours. Il représente un obstacle au flux des ressources naturelles du corps qui tente de rejoindre la zone blessée pour la réparer.

peurLa douleur est multiple

Travailler sur ses peurs – récupération physique et post-traumatique

Reconnaître les jugements que nous avons sur nous-même et sur notre entourage, et les limitations qu’ils créent dans nos perceptions, est un constat douloureux.

Mais c’est aussi l’opportunité d’ouvrir une porte sur l’inconnu, de découvrir qu’est-ce qu’il se passe quand
nous lâchons nos préjugés en faveur de notre curiosité.

La douleur n’est pas notre ennemie, elle n’est pas là pour nous faire notre peau, elle n’est pas étrangère à nous. Elle est un système d’alarme puissant et naturel qu’utilise notre corps pour nous mettre en garde contre une mauvaise posture ou une habitude qui,
à la longue, nous blesse.

Si nous lui résistons en nous crispant davantage dans la zone douloureuse, la seule chose que nous obtenons est un répit, car la sensation douloureuse est masquée par la nouvelle crispation. Nous pouvons ainsi ajouter des couches de crispation à l’infini, jusqu’à la calcification de nos muscles et aux dommages physiques parfois irréversibles.

Si nous reconnaissons que cette douleur existe et que nous allons y respirer, avec l’intention de la traverser en relâchant les efforts musculaires construits autour, nous récupérons beaucoup de notre énergie vitale et de notre légèreté.
Un immense soulagement.

La douleur, comme la joie, l’excitation comme le calme, font partie de la vie. Il n’y a pas l’un sans l’autre et se sont justement ces contrastes qui nous font nous sentir vivants.